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Le cinéaste Serge Korber est mort

Réalisateur de plusieurs films portés par Louis de Funès, il signa par la suite des films érotiques sous le nom de John Thomas et des feuilletons pour la télévision. Il s’est éteint le 23 janvier, à l’âge de 85 ans.

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Publié le 25 janvier 2022 à 09h34, modifié le 25 janvier 2022 à 09h38

Temps de Lecture 3 min.

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Portrait non daté du cinéaste Serge Korber.

Etre à la fois au centre et dans certaines marges du cinéma français populaire. Telle fut la paradoxale position de Serge Korber, mort dimanche 23 janvier à Brens dans le Tarn. Il était né à Paris le 1er février 1936. Il fut, enfant, caché par une famille du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) qui le sauva des persécutions antisémites de l’Occupation. Il entre, au début des années 1950, à l’école Boulle à Paris. Durant sa jeunesse, il rencontre les cinéastes François Truffaut et Claude de Givray tout autant qu’il fréquente une certaine avant-garde artistique et littéraire. Il participe ainsi à la genèse du premier court-métrage de Guy Debord, qu’il a rencontré en 1959, Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps. Debord va finalement écarter Korber, qui espérait cosigner le film, en lui reprochant d’avoir empoché une partie de l’argent de la production.

A partir de 1960, il travaille à l’Olympia, où il organise concerts et tours de chant. Il fait une apparition dans Tire-au-flanc 62 (1961), de François Truffaut et Claude de Givray, dont il devient l’assistant et le coauteur de son film Une grosse tête (1962). Il apparaît également dans Cléo de 5 à 7 (1962), d’Agnès Varda, au côté de Michel Legrand dont il écrit les paroles de certaines chansons. C’est en 1966 qu’il réalise son premier long-métrage grâce à Jean-Louis Trintignant, Le Dix-Septième Ciel. Puis, pour Alain Poiré, producteur à la Gaumont, il signe Un idiot à Paris l’année suivante, d’après un roman de René Fallet adapté par Michel Audiard, déambulation parisienne et poético-burlesque d’un naïf incarné par Jean Lefebvre. Suivra La Petite Vertu (1968), une adaptation d’un roman de James Hadley Chase avec Jacques Perrin et Dany Carrel.

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