
L’architecte allemand Gottfried Böhm est mort le 9 juin chez lui, à Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Il avait 101 ans. Activement engagé dans la reconstruction de son pays après la seconde guerre mondiale, il laisse une œuvre singulière influencée par le mouvement moderne autant que par l’architecture vernaculaire et le romantisme, qui lui valut de devenir, en 1986, le premier lauréat allemand du prestigieux prix Pritzker d’architecture. On se souviendra de lui en particulier pour ses églises sculpturales aux volumétries audacieuses – une quarantaine pour la seule Rhénanie, et d’autres ailleurs, jusqu’au Brésil et à Taïwan –, pour ses agrégats de formes géométriques et de textures sophistiquées, et pour l’idée qu’il avait de l’architecture comme d’une expérience au service des usages.
Gottfried Böhm est né le 23 janvier 1920 dans la ville d’Offenbach-sur-le-Main, non loin de Francfort. Fils et petit fils d’architecte – pionnier du béton, son père, Dominikus Böhm, était lui aussi connu pour ses églises –, il aura lui-même trois fils architectes sur les quatre que lui donna sa femme, Elisabeth Haggenmueller.
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